Explosion de feux sociaux à travers le monde

Le 21e siècle n’apparaît guère de tout repos si l’on en juge par la multiplication des mouvements de contestation populaires incendiant la planète.

Le premier ministre du Liban, Saad Hariri, (à droite) a remis sa démissionne à la suite de nombreuses manifestations dans son pays. (Image Site de la présidence du Liban)

En l’espace d’une seule semaine, des millions de manifestants sont sortis dans les rues au Liban, au Chili, en Bolivie, en Irak, en Argentine, en Suède, en Chine et en Catalogne pour dénoncer des régimes corrompus ou totalitaires, des injustices économiques et sociales, ou encore l’inaction des gouvernements face aux changements climatiques. Et il arrive parfois que la voie du peuple infléchisse le cours des choses.

Au cours des mois précédents, de semblables manifestations se sont produites aussi en France, en Angleterre, en Allemagne et en Russie. Là encore des centaines de milliers de personnes, voire des millions, sont descendus dans la rue pour exprimer leur raz-de-bol face au pouvoir de l’État. Même la tendre jeunesse n’hésite pas à se mobiliser un peu partout dans le monde.

On dirait que la planète s’enflamme petit à petit, au sens propre comme au sens figuré. Des feux de forêt qui embrasent l’Amazonie et la Californie, le Portugal et l’Espagne, alors que des feux sociaux se propagent sur tous les continents. Les manifestations sont tantôt calmes, tantôt virant au désordre et à la violence.

De quoi au juste la colère grandissante de la rue peut-elle bien être symptomatique, révélatrice de la température ambiante? Du désenchantement collectif de l’époque? D’un système capitalisme déshumanisé et à bout de souffle, souffrant de surconsommation et de surendettement? De la cupidité de l’être humain, de son absence d’humanisme?

Sans sombrer dans l’alarmisme, on peut se demander si ces véritables incendies sociaux ne porteraient pas en eux les germes d’une plus vaste révolution sociale, voire planétaire. Ces grands soulèvements populaires ne seraient-ils pas précurseurs, à tout le moins, d’une nouvelle ère pour l’humanité? D’une remise en question de nos modes de vie et de nos institutions?

Pendant que la rue brûle sous les pas des manifestants, des étendues considérables de forêt s’évaporent sous les effets du réchauffement climatique, dont l’un des poumons de la Terre, l’Amazonie. À croire que l’humanité et la Terre partagent une symphonie et une colère communes.

Mais tout ce souffle contestataire risque fort de se heurter au mur opaque de la résistance au changement. À la force de l’inertie. À la surdité des différents pouvoirs et à une forme d’immobilisme systémique.

En l’absence de changements majeurs, la planète n’en continuera pas moins à nous envoyer des signaux de plus en plus alarmants, signalant une dégradation et un déséquilibre progressifs du climat, avec leur lot de catastrophes naturelles : inondations, tsunamis, ouragans, canicules et périodes de froid sibérien en alternance.

ICI LA TERRE. Il est minuit moins une…et je suffoque sous vos mégatonnes de pollution.

Que faisons-nous, comme homos sapiens, pour assurer notre survie, celle de Dame nature, et enfin celle de toutes les espèces terrestres vivantes? Quand en arriverons-nous à un degré de conscientisation universelle suffisamment élevé pour comprendre qu’il y a urgence d’agir?

Puis de passer de la parole aux actes…

.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *