D’Obama à Trump : de la grandeur à la petitesse

Avec l’arrivée de Donald Trump à la présidence, l’Amérique a basculé, bien malgré elle, dans la pure démagogie que distille ce milliardaire illuminé.

En moins d’un mois, la Maison Blanche est passée de l’aura positive du président Barack Obama, personnifiant une grandeur certaine, à celle de son successeur Donald Trump, au comportement opposé, empreint de petitesse.

Quel triste contraste!

Barack Obama et Donald Trump. Images : Library of Congress

À peine au début de sa présidence, l’imprévisible Trump n’arrête pas de provoquer de jour en jour, tant par ses décisions que par ses décrets et ses nombreux tweets rédigés dans un langage d’adolescent, une avalanche de sentiments contradictoires non seulement chez lui, mais à travers le monde. Étonnement, consternation, désapprobation, critiques.

Devant ses frasques, ses insultes et ses mensonges à répétition, la vérité, le civisme et l’éthique n’ont qu’à bien se tenir… Monsieur le Président ne dirige pas les États-Unis avec humanisme et élégance, non il préfère bûcher dans le tas…peu importe qui s’y trouve. On lui compte de moins en moins d’amis, car il semble se faire un malin plaisir à accumuler les ennemis.

Comme tout bon démagogue, il exècre les membres de la presse et les médias, les démocrates et les juges, n’hésitant pas à s’en prendre vertement à tous ceux qui osent s’opposer à ses décisions. De toute évidence le nouveau président n’est pas le fils du siècle des Lumières, mais bien celui de l’obscurantisme.

À lui seul, Donald Trump symbolise un perpétuel conflit d’intérêt sur deux pattes.

Levée de boucliers

L’impopularité des décisions prises en moins d’un mois par le président Trump ne cesse d’attiser la grogne populaire. Sabrer dans les subventions dédiées aux cliniques d’avortement, fermer les frontières à nombre de pays musulmans, expulser les immigrants illégaux, abolir le programme de soins médicaux Obamacare, poursuivre l’érection d’un mur à la frontière du Mexique.

Autant de mesures qui mettent le feu au poudre et engendrent manifestations sur manifestations. À ce jour, des millions d’Américains sont descendus dans la rue pour manifester leur mécontentement. Rarement a-t-on vu un président américain autant soulever l’ire de ses concitoyens.

Pendant ce temps, dans le bureau ovale, Donald Trump se contente de tweeter, non sans agressivité, comme si de rien n’était, sur un joyeux mélange d’affaires personnelles et gouvernementales. C’est vrai, il lui arrive aussi de parler au téléphone avec d’autres chefs d’état, sans toutefois oublier de les insulter au passage. En l’occurrence, Monsieur le Président n’est pas d’accord avec la politique d’immigration de l’Allemagne, pas plus que celle de l’Australie.

Peut-être se cherche-t-il une place dans le livre des records Guinness à titre du plus médiocre président de l’histoire américaine! Ça ne saurait tarder Monsieur le Président.

Par souci d’équité

J’ai tout de même essayé, dans un esprit d’équité, de trouver des qualités au nouveau locataire de la Maison Blanche.

Mal m’en pris. Mis à part ses milliards de dollars, ses hôtels, sa nombreuse famille issue de trois mariages et son Cabinet composé de membres ultraconservateurs et moyenâgeux, j’avoue avoir cherché en vain les aspects positifs de l’homme, me heurtant plutôt à sa grossièreté légendaire, sa misogynie, son tempérament impulsif et dictatorial, ainsi qu’à son absence totale de culture, de compassion et d’élégance.

Comme le disent si bien les Américains, que Dieu sauve l’Amérique…de Donald Trump.

Robert Maltais

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  1. 1
    Jean Beaulieu

    Bonjour Robert,

    La journée de l’intronisation de ce personnage comme nouveau locataire de la Maison Blanche, nous étions campés dans un motel de Orlando.
    En attente d’une navette pour nous rendre au quai de départ pour une croisière dans les Antilles, c’est avec stupéfaction et surtout sans aucune admiration que j’ai observé le monde installé (touristes et personnel du terminus) devant les téléviseurs et qui n’osaient aucunement de commenter ledit couronnement de ce salaud de bandit.
    Étonnamment, les seuls commentaires que j’ai retenu, provenaient de travailleurs immigrants légaux ou peut-être pas, qui saluaient son entrée au Pouvoir ???
    J’imagine, que certains d’entre-eux ont sans doute rapidement regretté leur enthousiasme du moment.

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